Walter à Munzthal

Alsace (Départements: Bas-Rhin (67), Haut-Rhin (68))
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Lorraine (Départements: Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Vosges (88))
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indianna57
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Walter à Munzthal

Beitrag von indianna57 » Mo 3. Mär 2014, 20:02

Bonsoir à tous !!!!!!!!!!!

Recherche ascendant de :

Walter Pierre * 04/05/1610 Munnzthal (57).
+ 16/06/1688 Soucht (57).
X le 25/02/1635 avec Stenger Anna.
enfant;
Walter Adam * 18/05/1643 Soucht(57).
+ 01/02/1688 Soucht (57).
X le 24/10/1677 à Soucht avec Marie Barbara Betz * 04/03/1646 Tiroll (Autriche).

merci d'avance pour votre aide !!!!!!!!!!!!!

:D :D :D :) ;) ;) ;)



Marglats
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Re: Famille Walcker/Walter Munzthal 57230

Beitrag von Marglats » Di 4. Mär 2014, 16:57

Bonjour,
Vous aurez du mal à remonter plus loin que ce que vous avez déjà sur votre site généanet (1610!).
Il n'y a rien de plus sur les autres sites de généanet et les AD ne sont pas en ligne pour Münzthal.
Bonne chance
Gérard



G.F.
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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von G.F. » Sa 8. Mär 2014, 17:25

indianna57 hat geschrieben:Bonsoir à tous !!!!!!!!!!!

Recherche ascendant de :

Walter Pierre * 04/05/1610 Munnzthal (57).
+ 16/06/1688 Soucht (57).
X le 25/02/1635 avec Stenger Anna.
enfant;
Walter Adam * 18/05/1643 Soucht(57).
+ 01/02/1688 Soucht (57).
X le 24/10/1677 à Soucht avec Marie Barbara Betz * 04/03/1646 Tiroll (Autriche).

merci d'avance pour votre aide !!!!!!!!!!!!!

:D :D :D :) ;) ;) ;)

o Verheiratet ca. 1636 mit Anne STENGER (Au sujet de la descendance de Peter Walter et Adam, il y a pourtant selon moi une certaine confusion, et lorsqu’il écrit que tous les Walter de cette région descendent d’Adam Walter, j’aiégalement un doute. Ce doute provient de la personnede Leonhard Walter. Celui-ci est né vers 1655 (plutôt avant), et a épousé le 18 octobre 1678 à Bockenheim (Sarre-Union) Anna MariaHinsberger. Il est certain qu’il vient de Soucht, les témoins sont entre autres Veit Sauter et Maria Walter (en réalité Maria Betz, la femme d’Adam Walter). Malheureusement ne sont indiqués àce mariage ni père ni mère. Le nom de famille de sa femme est porté par le bûcheron Georg Hinsberger (Hinsperger) depuis 1653 à Soucht. De ce Leonhard Walter sont mentionnés six enfants dansles registres successifs entre 1678 et 1689. Souvenons-nous de l’événement de la recherche du pain à Strasbourg, que Georg Walter situe en 1644. Les enfants étaient encore tous petits, rien nes’oppose à ce que le couple ait encore eu des enfants ! Leonhard serait par conséquent un frère cadet d’Adam. Mais malgré cela, je souhaite faire une réserve : il peut également s’agir d’uneautre famille Walter, éventuellement de Wölflingerthal.


En ce qui concerne les enfants d’Adam Walter, je crois que leur recensement est incomplet. Après les filles citées Ursula et Margred, vient encore Anna Maria, née le 28 septembre 1679 à Soucht,baptisée à Bockenheim, les parrain et marraine étant Johann Nikolaus et Anna Maria Stenger. Ensuite vient encore avec une grande probabilité Odilie. Nous avons déjà appris que Ursula Walters’est mariée à la verrerie d’Eigenthal. Là, nous trouvons aussi Anna Maria, mariée avecJohann Stenger, qui fait baptiser son premier enfant à Walscheid le 8 septembre 1700, pendant qu’Odilie,mariée avec Balthasar Girard, fait baptiser son premier enfant le 7 août 1698.


La présence à nouveau des trois s¶urs indique que deux de leurs frères se marient là ; Johann Martin en 1704 avec Anna Stenger, et Peter en 1711 avec Johanna Girard, alors que dans ce registreparoissial n’apparaît aucun habitant de Soucht. [Ce registre commence en 1680 et se trouve à la mairie. Monsieur le Pasteur Mahren, dont les ancêtres sont originaires de la Sarre, l'a copié ettraduit en allemand, ainsi que ceux d'Abreschwiller et Dabo. Il a également laissé de très nombreux mémoires généalogiques dans sa paroisse.]


L’histoire émouvante et tragique de la femme de Peter Walter et son voyage vers Strasbourg (au moins 65 km) peut être réelle. Mais je crois que l’année 1644 est trop tardive. Les années deterreur dans cette région commencèrent en 1632et culminèrent entre 1634 et 1636, alors que les Suédois occupaient la forteresse de Bitche en juin 1634, à environ 20 km. En 1641, cette villeconnut à nouveau une occupation lorraine. [Jean Marie Gehl et Joseph Krebs in Soucht, village du Pays de Bitche, page 106.] La paix signée par Karl IV de Lorraine avec la France ne dura pas, etles événements de la guerre s’éloignèrent au nord de la région de Bitche. Peut-être pourrait on avancer la date de l’événement à 1641.



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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von G.F. » Sa 8. Mär 2014, 17:26

Il est dommage que Georg Walter ne nous ait pas laissé la liste de tous les noms du registre paroissial. Mais ce dernier ne comportait pas tous les actes religieux, car Soucht n’était pasune paroisse, et il dit lui-même : " La plupart firent baptiser leurs enfants dans d’autres lieux ". Ceci est aussi pertinent. Nous les trouvons entre autres à Lützelstein, Bockenheim,Waldhambach et Diemeringen, mais d’une manière étrange, pas dans la ville voisine de Siersthal et seulement de façon tout à fait ponctuelle à Bitche.

Voilà mes commentaires sur cette chronique. Si elle ne constitue pas un travail scientifique, d’importants chercheurs sur les verriers, comme entre autres Marcus et Flory, l’ont mentionnéeet citée. Tous les chercheurs présents et à venirdevront au moins lire cette chronique. -
change: 14 janvier 2009), mit
 Adam WALTER ca 1642-1688
o Anne WALTER 1642-1644
• Léonard WALTER ca 1655



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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von G.F. » Sa 8. Mär 2014, 17:26

La Chronique du verrier Georg Walter
par Walter Neutzling
L’auteur proprement dit de cette publication naquit il y a un peu plus de 240 ans. Je voudrais commencer par reproduire juste un extrait de sa chronique. Ensuite, je voudrais donnerquelques explications en faisant quelques allusions à ce récit. Laissons donc la parole à Georg WALTER : [ NdT: Nous reproduisons ici la traduction en français faite vers 1930 par GeorgesStenger, professeur d'histoire au collège de Bitche (à partir de la transcription faite dans le style originalpar Peter Berger à Paris le 1er janvier 1830).]
" Aucun écrit ne nous a été laissé par nos ancêtres sur la fondation des verreries dans les forêts de Bitche. Voila pourquoi moi, Georges WALTER, je veux mettre par écrit dans cette brochure ce qu'ils m'ont raconté et ce que j'ai trouvé dans les plus anciens registres de la paroisse de Soucht. Je remonterai jusqu’à l'an 1640, [Ce registre le plus ancien a disparu entre1860 et 1909. Je n'ai moi-même obtenu aucun véritable renseignement à Soucht. Il est souvent exilélors de la guerre de 1870-71, mais nous n'y trouvons aucun acte de combat de cette guerre. Lesregistres encore disponibles commencent en 1719, avec une lacune de 1720 à 1751 en ce qui concerne les décès.] année dans laquelle furent fondées ces verreries. Ainsi nos descendantsn'ignoreront pas ces faits comme nous autres.
Mes parents et grands-parents nous ont raconté que les premières verreries des forêts de la région ont été très petites et portaient les noms de " Stuetzenhuetten " (simples huttes enbois). Les habitants étaient très pauvres et la construction de ces verreries était très simple : quatre troncs d'arbres enfoncés dans le sol formaient les quatre coins, les parois et latoiture étaient en planches.
Moi-même dans ma jeunesse j'ai encore vu les traces des emplacements de telles verreries, en particulier dans le lieu-dit Hutzelthal, près de Meisenthal. A cette époque-la il y avaitencore en cet endroit une belle forêt de hêtres. Sur lefour restant à moitié debout, j’étais souvent assis lorsque je gardais les vaches. Il était entouré de grands hêtres. Cette forêt a étécoupée en 1766 et a été remplacée par des champs et des près. Une petite hutte de ce genre se trouvait dans la vallée appelée Glasthal (vallée du verre) au-dessous du Moulin de Meisenthal prèsdu long pré (bei dem langen Triesch). Une autre se trouvait à Meisenthal à l'emplacement de la verrerie actuelle, une autre au-dessus de Soucht près du Speckbrunnen. Il y en avait comme cela àplusieurs endroits mais on ne connaissait pas autre chose que les traces des emplacements.
On construisait toujours ces petites verreries dans les vallées ou il y avait du bois et à coté on élevait de petites habitations en bois également. On n'y restait qu'aussi longtemps qu'onpouvait y transporter du bois pour le chauffage du four, on s'en allait ensuite pour construire une autre verrerie. A mon avis cela se passait ainsi dans les années 1400 et 1500.
Après cela et ce sont mes souvenirs les plus anciens de ce que mes ancêtres m'ont raconté, concernant la verrerie de Muenzthal, fondée d’après leurs dires par Pierre WALTER, notre ancêtre: que ce Pierre Walter fabriquait du verre à Muenzthal, au temps de la guerre des Suédois, guerre qui a duré 30 ans, de 1618 à 1648. Aussi il travaillait à Muenzthal vers la fin de la guerredes Suédois. Il avait 5 enfants dont le plus jeune, Adam Walter, n’était pas encore sevré. Lamère Anna STENGER habitait avec ses enfants à Soucht. A cette époque là il y eut une famine dans larégion et les villages étaient tous inhabités. Tous les habitants s’étaient enfuis en France pendant la terrible guerre de Trente Anscontre les Suédois à l'exception de quelques-uns quis’étaient cachés dans les forêts.
Il n'y avait ni pain ni bétail dans toute la région, d'autre part la pomme de terre n'existait pas encore sur notre continent et aussi on manquait totalement de nourriture. Les gensvivaient de la chasse et de la pêche, car le gibier et lespoissons abondaient dans les régions boisées. Cependant les enfants ne pouvaient pas supporter cette nourriture comme les adultes etaussi la plupart d'entre eux moururent faute de pain et de lait. Nos anciens m'ont raconté que l’épouse de Pierre WALTER (Anna Stenger), notre bisaïeule, alla à Strasbourg pour acheter du pain.Elle emmena avec elle son plus jeune enfant, Adam Walter qui n’était pas encore sevré, laissant les quatre autres à Soucht. Lorsqu'elle revint avec du pain, sa servante était partie à Muenzthalavec les autres quatre enfants voir leur père qui y faisait du verre. La mère alla au-devant de ses enfants pour leur apporter du pain. Lorsqu'elle arriva en bas de la côte qui sépare Soucht deMuenzthal elle vit arriver devant elle la servante avec les enfants. La mère demanda : Où est donc la petite Anne ? La servante tout en pleurant lui raconta que l'enfant était morte sous unarbre en haut de la côte ; on peut s'imaginer quelle a du être la douleur de la mère en apprenant cette nouvelle. Après ce premier enfant les trois autres sont morts eux aussi. Il ne resta quele plus jeune, Adam WALTER, duquel descendent tous les Walter de la région. Il se maria, ainsique je l'ai copié de mes propres mains sur les registres de la paroisse de Soucht. L'acte étaitcomme suit :

Anno 1667

" Le 24 Octobre ont contracté mariage l’honnête et respectable Adam WALTER, verrier, fils légitime de Pierre WALTER et de Anna STENGER et l’honnête et vertueuse Marie, fille légitime deWincenny BOTZT, verrier à Rosteig, et de Anna Dillenschneider. "

Le mariage a été béni par le Père Augustin Weistorf dans son église. Témoins étaient entre autres Jean Maurer et Mateis Stenger.

À mon avis, d’après ces renseignements, la verrerie de Soucht a été construite vers 1620, cependant le fait n'est pas certain. Je suppose qu'elle a été fondée après la verrerie en bas deSoucht, verrerie qui a été elle-même remplacee par celle de Speckbronn et construite par les mêmes verriers.

Comme les anciens m'ont raconté et ainsi que je l'ai moi-même lu dans les plus vieux registres de la paroisse de Soucht, elle reçut le nom de Soucht (Sucht) de la façon suivante :

Les verriers demandèrent au Seigneur de Bitche un emplacement dans les forêts pour y élever une verrerie. On leur demanda quelle place ils voulaient avoir ; ils répondirent qu'ils n'ensavaient encore rien. Le seigneur leur dit alors : Allez donc et cherchez (en allemand : sucht). Ils choisirent donc cet endroit et lui donnèrent le nom de SUCHT. Auparavant toute la vallées'appelait Kammerthal, nom qu'elle avait reçu du Kammerfelsen qui se trouve au-dessus de Soucht.

Les premiers maître-verriers dont j'ai trouvé les noms dans la région de la paroisse de Soucht s'appelaient : STENGER, ZAUTER et KREINER. Ils y figuraient comme témoins.

Le premier baptême inscrit sur ce registre date de 1644. La femme du maitre-verrier Christoph KREINER était marraine. [ NdT : "Göttel" dans la transcription de Peter Berger]

Pour le second baptême, en 1648 c'est la femme du maître-verrier Jean STENGER qui était marraine.

Pour le troisième en 1650 nous trouvons le nom du père Adam STENGER, maître-verrier à Soucht. Jean STENGER, maître-verrier à Rosteig, était parrain.

Dans tous les registres de baptême, mariage et décès jusqu'en 1670, nous lisons le nom de Stenger, maitre-verrier. Les noms de Kreiner et Zauter ne s'y trouvent pas aussi longtemps. Il n'yavait pas beaucoup d'habitants à Soucht et la plupart du temps ils faisaient baptiser leurs enfants ailleurs.

Notre arrière grand-père dont nous avons parlé, (Adam Walter) est mort en 1688. Il fut le dernier maître-verrier de Soucht. Voici son acte de décès :

" Le 2 Février 1688 a été enterré Adam WALTER, maitre-verrier. Il a expiré pieusement le 1er Février vers 3 heures, il a été enseveli près de la grande croix du côté de l’entrée del’église. "

Il avait vécu dans le mariage pendant 21 ans, il avait eu six enfants : Étienne, Nicolas, Pierre, Martin (qui a été mon grand-père), Ursule et Marguerite. Lorsqu'il est mort, ses enfantsétaient tous encore en bas âge. L’arrière grand-mère continua à diriger la verrerie avec ses enfants jusqu'en 1700. Alors la verrerie disparut et on construisit celle de MEISENTHAL en 1702.Souvent j'ai encore vu cette date inscrite sur l'ancienne verrerie.

Cette verrerie de MEISENTHAL a été construite par les trois frères Nicolas, Étienne et Martin WALTER (mon grand-père), par Étienne STENGER et Martin BURGUN (mon autre grand-père) et sonfrère Nicolas. Ils construisirent tous de grandesmaisons en bois et des granges à côté des maisons. De ces maisons il en existe aujourd'hui encore trois : celle de Nicolas WALTER et celle deMartin WALTER ont été dans la suite entourées de murs par nos ancêtres. Chacun se construisitun four à potasse et fabriquait sa potasse lui-même. Les cendres ils les laissaient brûler dans lesforêts, en effet le bois y était en abondance et beaucoup en pourrissait. Ils avaient beaucoup de peine à faire disparaître les bois. La où se trouvent la verrerie, les maisons, les près et leschamps, il y avait alors une belle forêt de hêtres.

Les trois frères Walter ont donné à leur frère Pierre Walter toute la ferme qui appartenait à leurs parents, en particulier la maison d'habitation et les biens qui se trouvent autour deSucht (= Soucht).

Une s¶ur de ces quatre frères était mariée à Rahling. On l'y appelait " die Huettengret " = la Marguerite de la verrerie. La seconde s¶ur était mariée à Meyenthal près de Lettenbach, [Ils'agit de la verrerie Lettenbach, plutôt que decelle d'Eigenthal. Ursula Walter épouse là en 1710 Peter Stenger, verrier (9 enfants). Margarete Walter épouse, à Rahling, Jakob Eschenbrenner.]où se trouvait à cette epoque-là une verrerie. Cette seconde s¶ur je l'ai connue vieille femme à Meyenthal lorsque j'avais 16 ans. Je lui ai parlé et elle m'a raconté l'histoire de sa jeunesseà Soucht et à Meisenthal en ayant les larmes aux yeux. Elle était à cette époque la dernière en vie des frères et s¶urs.

En 1720 mes grands-parents décidèrent de construire encore une verrerie pour leurs enfants. Ils choisirent pour cela l'endroit qu'on appelait alors GOETTERBRUECK. En effet il y avait làune forêt très dense, traversée par la route venantde Sarreguemines, Rohrbach et villages environnants. L'endroit où était cette verrerie était humide et marécageux et la forêt épaisse. Pourtraverser cet endroit avec leurs voitures en passant de Lorraine en Alsace, les paysans y avaient construit un pont en bois (en allemand Bruecke) et aussi cet emplacement a reçu le nom deGoetterbrueck (pont des Dieux). Je ne sais pourquoi dans la suite le nom a été changé en GOETZENBRUECK. J'ai encore vu une partie du bois de ce pont lorsqu'on creusait les fondements desmaisons actuelles qui se trouvent à cet emplacement. C'étaient des perches en hêtre placés l'un à côté de l'autre. Leur couleur était bleue.

Cette verrerie a été installée par les trois frères Nicolas, Étienne et Martin WALTER et Étienne STENGER, tous les quatre étaient de Meisenthal. Martin BURGUN, mon grand-père et son frèreNicolas BURGUN ne voulurent pas prendre part a cette entreprise, se trouvant trop faible (en argent). [Cela signifie ici la faiblesse financière.] C'est pourquoi ces quatre firent venir encoreun cinquième du nom de Pierre STENGER de Waldenburg près de Phalsburg. La femme de Martin WALTER de Meisenthal était la s¶ur de ce Stenger. (remarque : Georges Walter a fait une confusion encitant la femme d'Étienne Walter comme étant la s¶ur de ce Pierre Stenger). Il reçut une sixième part de la verrerie et des 600 arpents deterre dont les autres avaient la jouissance. Près decette verrerie ils se construisaient de petites maisonnettes en bois pour y travailler. Cependant les quatre premiers habitaient à Meisenthal. Pierre Stenger habitait dans la verrerie jusqu'àce qu'il eût construit lui aussi une petite maison. Ainsi ils dirigèrent eux-mêmes cette verrerie jusqu'à ce qui leurs enfants furent devenus grands. [Adultes, qui étaient en état de reprendreeux-mêmes la verrerie.] Lorsque ceux-cieurent appris la fabrication du verre à Meisenthal, chacun des frères Walter envoya deux de leurs fils à Goetzenbruck. Nicolas Walter, l’aîné, envoya sesdeux fils Étienne Walter et Caspar Walter ; Étienne Walter envoya ses fils Jean et Caspar Walter, appelé le Long. Martin Walter, mon grand-père y envoya Chrétien Walter et Martin Walter.Nicolas Hild qui s'était marié avec la veuve de Étienne Stenger y envoya un fils du premier mari de sa femme du nom de Étienne Stenger et un de ses propres fils Pierre Hild qui habitait àKoenigsberg - Mont-Royal -. Tous étaient verriers et tous travaillaient eux-mêmes à la verrerie, mais non pas comme on fait aujourd'hui le verre sur des chaises, mais chacun sur sesjambes.Chacun y avait attaché deux planchettes larges de deux pouces et muni sur le côté d'un fer. Deux souffleurs travaillent toujours ensemble tout en étant séparés par un tube en fer entre le fouret l'Ofentrog, appelé Werft. Mes grands-parents, mes parents et moi-même nous avons travaillé ainsi encore pendant ma jeunesse. Pendant une année, j'ai travaillé à Plaine-de-Walsch [Au Sud-Estde Sarrebourg (" Blinden-Walsch " dans la transcription de Peter Berger [NdT]).La verrerie fut fondée en 1707 en fonctionna jusqu'en 1800.] , une autre à Harreberg [Antérieure à la précédente,elle fonctionna jusqu'en 1724.] , une année à Montermé près Charleville, une année à la verrerie de Vannes près Vaucouleurs au premier four que cette verrerie avait construit en 1765. J'aiaussi travaillé quelques mois à Meisenthal et à Goetzenbruck. Apres cela j'ai commencé à faire des voyages et pendant quinze ans j'ai passé en Suisse, en France, enBrabant et en Hollande. EnAllemagne je ne suis pas arrivé plus loin que Francfort sur le Main et le long du Rhin.

J’écris ces choses pour que nos descendants sachent comment on a travaillé et fabriqué le verre avant eux et jusqu'en 1800. Alors apparurent les Stuehle = chaises [De fait, ces chaisesexistèrent encore longtemps. Dans l'Encyclopédie française ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, travail monumental qui parut sous la direction de d'Alembert et deDiderot entre 1751 et 1771, en 28 volumes, celles-ci sont déjà reproduites dans la planche 19, à l'article " verrier ".] , bancs pour la fabrication du verre à Meisenthal et à Goetzenbruck.Lorsque mes grands-parents moururent dans le Seigneur, les frères de Meisenthal et ceux de Goetzenbruck partageaient avec équité la succession à savoir tous les biens et verreries à Meisenthalet à Goetzenbruck. Ceci se passa vers 1749 et 1750.

En l'an 1725 nos grands-parents construisaient aussi une chapelle à l'endroit où nous avons élevé une église en 1813. Chacun des habitants de Goetzenbruck et de Koenigsberg y a contribuéselon ses moyens. Auparavant Meisenthal et Goetzenbruck faisaient partie tous les deux de la paroisse de Soucht jusqu'en 1802, année où nous avons eu le premier cimetière à Goetzenbruck. En1807 nous avons construit le presbytère. En 1809 les habitants de Meisenthal et Schieresthal élevèrent à Meisenthal la première chapelle.

D’après le plus ancien registre de la paroisse de Soucht la première chapelle y a été construite en 1659. Ce registre nous raconte que les verriers décidèrent unanimement de bâtir unepetite chapelle en l'honneur de Dieu.

Tous y contribuèrent selon leur fortune et elle a été bénie le 8 juin, fête de la Très Sainte Trinité [Soucht n'était pas encore une véritable paroisse. Le lieu tomba plus tard sous ladépendance de Bitche.] , jour où eut lieu la première messe et premier sermon. La chapelle était placée à l’extérieur du village au Hoffeld, à environ 200 mètres derrière le presbytère. Elle setrouvait près du chemin qui va vers le Kammerthal. J'ai été souvent dans cette chapelle dans ma jeunesse lorsque j'allais à l’école à Soucht. Il y avait de la place pour environ 30 personnes.

Le registre continue ainsi : Cher et bienveillant lecteur, que Dieu soit loué à jamais ; lorsque les verriers nos chers ancêtres avaient cherché dans toute la forêt de Bitche et avaientchoisi cet endroit à cause de sa situation pour y exercer avec succès leur art, ils ont commencé par rendre à Dieu l'honneur et la gloire qui lui sont dus. Ils savaient bien que de labénédiction de Dieu dépend tout bien et tout bonheur et que cette bénédiction par un effet de sa bonte immense retombe dans une mesure plus grande sur ceux qui lui rendent l'honneur et le cultedus à sa majesté. C'est pourquoi tous ces gens là, catholiques très pieux, s’efforçaient de faire leur devoir en assistant pieusement à la messeet au prône. Ils ne l'omettaient jamais quoiqueau commencement par manque de moyens, ils aient été forcés de faire leurs exercices de piété dans une chambre propre. Ils ont trouvé dans la suite que cela n'était pas conforme à la gloire deDieu. En effet les lieux qui avaient servi un jour à la célébration des saints mystères étaient de nouveau déshonorés après. Voila pourquoi ils ont décidé unanimement de construire dans ce butune petite chapelle. Elle l'a éte en 1659 comme on l'a déjà dit.

Le registre continue ainsi : En l'an 1668 lorsque nos braves gens s'étaient fixés et multipliés par la bénédiction de Dieu à la verrerie, ils construisaient de bon c¶ur en signe dereconnaissance une chapelle entièrement neuve et plus belle. Le culte y a été célébré pour la première fois le 4 Octobre par le Père Augustin Weistorf (S.J.) près de cette chapelle il y avaitune petite maison d’école dans laquelle j’étais souvent dans ma jeunesse. En l'an 1725 on a construit à cette chapelle une longue nef et en 1770 on a démoli la chapelle qui se trouvait àl'emplacement du c¶ur actuel. De même la maison d’école et l’église ont été agrandies.

Nous voyons là comment nos ancêtres prenaient soin du culte de Dieu tandis que nous autres actuellement nous sommes souvent si négligents. Eux maintenant ils sont dans l’éternité, nousaussi nous serons bientôt avec eux ; servons donc Dieu jusqu’à la fin. "

Ainsi apparaît Georg Walter avec son compte-rendu.

Occupons-nous d’abord de lui-même. Il naquit le 19 décembre 1741 à Meisenthal, deuxième fils de Jakob Walter et Maria Burgun. L’origine de la famille Burgun est très peu claire. La seulechose que l’on puisse établir avec certitude est que l’aïeul Dionisius vivait à Soucht avant 1672, et naquit vers 1635. Il mourut en 1716 à Bettwiller chez l’un de ses enfants. Le prénom Denis,comme on le dit en français, pourrait – en liaison avec le nom de famille – indiquer la Bourgogne comme pays natal, d’autant plus que l’on rencontre assez souvent les transcriptions Bourgon oumême Bourgogne.

Georg Walter écrit lui-même à propos de sa jeunesse, et il n’y a aucune raison de mettre en doute ces indications. En ce qui concerne les différentes verreries où il indique avoirtravaillé, je le trouve dans les registres paroissiaux correspondants, comme parrain. Il n’y a que la date relative à son voyage sur laquelle je ne sois pas d’accord. D’après celle-ci, ilaurait été en chemin pendant 19 ou 20 années. Il indique lui-même qu’il a travaillé entre 4 et 5 ans comme verrier et puis avoir exercé pendant 15 années supplémentaires le métier du commerce.Nous ne savons certes pas quand il a quitté Meisenthal, mais l’année où il revint : c’était à la fin de 1771. Il aurait par conséquent eu 11 anslors de son départ pour l’étranger : ceci estimpossible, en 1766 il est encore en activité comme verrier à Vannes. [Dans le registre de Allamps, il est parrain, le 23 septembre 1766, d'Ursula Leipsy, fille de Georg et Magdalena Montfain.]Son métier de commerçant ne peut par conséquent avoir duré que 5 ans. S’agit-il d’une faute de frappe, ou d’une erreur de copie ?

De retour dans son pays, il se marie avec Ursula Walter, une parente. [Le mariage eut lieu le 11 février 1771, le couple était, comme le registre le rapporte, parent au 3e degré.] Elle luidonne six enfants, dont seulement trois restent envie. [Il s'agit d'Adam Legere, né en 1777, Nikolaus, né en 1780, et Maria Magdalena, née en 1781.] En 1781, il alla de Meisenthal àGötzenbruck, où il put s’acheter une grande maison. Celle-ci fut gravement endommagée en mars 1945 et plus tard abattue. [E. Stenger : Glashütten, Glasmacherstämme, Glasmacherleben imBitscherland seit 1550, Götzenbruck 1971, page 33.] Sa femme mourut en 1788. Quinze mois plus tard, il se remaria avec une parente, Barbara Heisler, qui avait 24 ans de moins. [Célébration dumariage le 9 février 1790. Le couple était, selon le registre, parent direct aux 3e et 4e degrés et parent par alliance aux 3e et 4e degrés.] Des trois enfants de ce second mariage, un seuldépassa l’enfance. Cette seconde femme mourut à seulement 30 ans, en 1796. Notre homme, éprouvé par beaucoup de peines, mourut le 20 janvier 1823 à Götzenbruck, dont la grande place a pris sonnom.

Maintenant, la chronique elle-même. L’original, de la main de Georg Walter, n’existe plus. Nous ne savons pas non plus quand il fut écrit. À partir d’explications éparses, en particulierrelatives aux chaises des verriers et à la construction en 1813 de l’église de Götzenbruck (la dernière date qu’il donne), nous pouvons supposer que la chronique fut écrite autour de 1815, etqu’il avait par conséquent plus de 70 ans.

En revanche, la date de publication est bien connue. Le texte imprimé se termine par les mots suivants : " Extrait dans le style original par Peter Berger ; Paris, le 1er janvier 1830 ".La publication fut reproduite la même année par l’imprimeur Joseph Völker à Sarreguemines, avec un tirage inconnu. La brochure de 13 pages, de chacune 23 lignes, fut distribuée dans les lieuxmentionnés, et fut traduite en allemand. En 1866, il s’ensuivit une réédition, à l’occasion de laconsécration de la nouvelle église de Götzenbruck. [Die Errichtung der Glashütten in der Gegendvon Bitsch (= la fondation des verreries dans la région de Bitche), auteur inconnu (J. H. A.), in Saarbrücker Gewerbeblatt für Industrie, Handel und Verkehr, n3, pages 9 et 10.]

Qui était ce Peter Berger, qui écrivit cette chronique à Paris et la fit imprimer ? Ce n’était pas un verrier, et il n’était pas non plus d’une famille de verriers, comme son nom de famillepeut éventuellement le laisser croire. Son père, Johann Michael, était originaire de Neuviller, entre Zabern et Lützelstein.

La raison qui le fit venir à Meisenthal est obscure. Il s’y maria en 1783 à Catharina Walter, fille de Peter et Catharina Walter (!), et fut verrier et propriétaire. Il eut 13 enfants,dont le dixième Peter, qui restitua cette chronique. Ce Peter Berger était marchand, homme très habile et brillant, il eut des activités aussi dans le milieu du verre. Il se maria en 1829 àMaria Theresia Walter, une fille de Nikolaus et Angela Walter et donc une petite-fille du chroniqueur (Nikolaus Walter était son fils et était directeur de la verrerie). Meisenthal etGötzenbruck étaient entre temps devenues des verreries plus importantes et étaient des firmes internationalement connues. Lui-même était compétent pour l’achat des verreries. Il fonda denombreux comptoirs, à Paris, Londres, Lausanne, Genève et New-York. Il avait son siège à Paris, d’où il dirigeait toutes ses filiales. Après son retour à Götzenbruck en 1850, il fut directeurtechnique de toute l’entreprise. [cf E. Stenger, op. cit., pages 119 et suivantes.]

La chronique ne fut traduite en français qu’autour de 1930 par Georg Stenger, prélat du pape à l’époque, alors qu’il était professeur d’histoire au Collège de Bitche. Une publication danscette langue ne suivit pas immédiatement. Ce n’est qu’en 1971 que monsieur Stephan Stenger, mort en 1982, la mit en appendice de son ouvrage : " Glashütten, Glasmacherstämme, Glasmacherleben imBitscherland ". Ce travail remarquable n’est malheureusement plus disponible dans le commerce et sera dans quelques dizaines d’années comme la chronique elle-même. [cf E. Stenger, op. cit.,appendice, page 1.]

En conclusion, voici encore quelques remarques sur le contenu de la chronique.

Georg Walter n’était naturellement pas un chercheur. En dehors des registres paroissiaux de Soucht, il n’a consulté aucun document, il rapporte seulement ce qu’il a entendu, vu et vécu.Sur la fondation de la verrerie et du village de Soucht, il est très prudent et la date d’à peu près 1620. Il ne se trompe pas de beaucoup, il s’agit de 1629. Nous connaissons cette date parPeter Dithmar, receveur du comté de Bitche, qui dans son livre de comptes pour cette année là, écrit entre autres : " Il a été accordé à Leonard (Greiner) de Münschtahl 30 jours de bois àcouper à Ingrün dans la montagne de Soucht, pour y ériger une verrerie conformément au contrat du 23 mai de cette année … ". [Archives départementales Nancy, Série B, n 3231. Reproduit dans A.D. Marcus, Les Verriers du Comté de Bitche, Nancy 1887, page 196.] L’explication de Georg Walter au sujet de l’appellation du lieu, " cherche et trouve ", est une gentille petite histoire sansfondement historique. Thierry Alix, président de la chambre de commerce de Lorraine, situe ces événements dès 1577. [ibid, Série B, n558. Non reproduit par Marcus.] En datant les verreries dela région entre 1400 et 1500, Georg Walter se trompe d’un siècle. Avant 1500, aucune verrerie ne peut avoir fonctionné dans le pays de Bitche.

Ce qui nous intéresse en tant que généalogistes est la question suivante : comment s’appelaient les premiers verriers et d’où venaient-ils ? Ici encore, le mémoire déjà cité de ThierryAlix nous vient en aide. Il dit entre autres : " A Holbach, il y a une verrerie, dans laquelle toutes sortes de verres et de petits carreaux sont fabriqués. Les verriers viennent du pays deSouabe ". Ici, la désignation " Souabe " ne soit pas être interprêtée de manière trop étroite.

En 1585, cette verrerie est déplacée vers Münztahl, à cause du manque de bois. Là-bas sont attestés Martin Greiner et Simon Stenger comme maîtres verriers. En 1601, Martin Greiner paie 80florins pour lui et ses huit associés : StoffelSigwart, Henzel Schürer, Ulrich Scheidhauer, Hans Schirer, Hans Greiner, Paulus Glaser, Endres Spessert et Heinrich Wincker.

Martin Greiner meurt dès 1609. Sa veuve, résolue, poursuit la verrerie, jusqu’à ce que son fils Johann la reprenne. En 1625, ses fils Nikolaus et Leonhard en sont déjà propriétaires, et ytravaillent également : Martin Sigwart, Adam Greiner, Andreas Stenger, Bastian Fleckenstein, Curz Betz, Georg de la Coure (probablement Georg Hoff ou Imhoff) et Samuel Legros. [cf E. Stenger,op. cit, pages 40 et suivantes, et A.D. Marcus, op. cit., pages 49 et suivantes.] Après 1629, nousne savons plus rien de cette verrerie, et en 1661 on apprend qu’elle est éteinte depuislongtemps. Seul Georg Walter nous apprend que son aïeul Peter Walter y travaillait encore en 1644.

Leonhard Greiner, le fondateur de Soucht en 1629, ne peut pas y avoir travaillé seul, il prendra avec lui un certain nombre de verriers de Münzthal, ce qui était très logique. La fondationde Soucht n’a donc pas tiré son origine de Speckbronn, comme Georg Walter le dit, même s’il est naturellement possible que quelques verriers soient également venus de là.

Le fondateur de la verrerie n’en a eu la jouissance que pendant quelques années. Il meurt dès 1638. Cette année là, Adam Stenger est déjà désigné comme le seul maître de verrerie etpendant des dizaines d’années Soucht sera appelé "la verrerie Stenger".

Il est vrai que nous n’en savons pas plus sur les premier maîtres verriers. Seul Georg Walter, qui a lu les plus vieux registres paroissiaux, nous apprend qu’apparaissent là jusqu’en 1670les noms de famille Stenger, Sauter et Greiner. Maispas aussi longtemps pour Sauter et Greiner. Ceci est peut-être vrai dans les registres paroissiaux, mais la famille Sauter était présente entant que maître de verrerie. Il est certain que Veit Sauter était maître de verrerie de 1673 à1680 ; comme le montre le livre de comptes du receveur de Bitche, il paie pendant ces années 125francs de bail. [Archives départementales Nancy, Série B, n 3190, page 72.] Comme ouvriers sont cités entre autres : Johann Betz, Adam Walter, Zyprian Greiner, Veit Sauter (qui meurt le 14juin 1681). [Inséré dans le registre paroissial de Bockenheim (Sarre-Union).] C’est seulement après qu’Adam Walter peut avoir pris en charge la verrerie, dans laquelle son père, Peter, atravaillé après la fermeture de Münzthal.

Passons à la question centrale : d’où venaient ces verriers ? Non loin de Soucht (à moins de 50 km) se trouvait Mattstall. De cette verrerie, nous savons qu’elle fut fondée en 1556 parUlrich Greiner de Finsterroth (au sud de Heilbronn). Celui-ci écrit lui-même au dos d’une lettre en 1556 : " Moi, Ulrich Greiner de Finsterrot, reconnaît … acheter et faire une verrerie grâceaux bois de Mattstall ". [H. Robert Greiner, Augsburg, publication n14, page 23.] De même le Christophe Greiner cité dans la chronique était le fils de Balthasar Glaser de Neulautern,descendant des fondateurs de cette verrerie, Melchior et Peter en 1505. [ibid.]

Il en est de même des autres familles Stenger et Sigwart ; nous les trouvons toutes dans les verreries au sud d’Heilbronn. Ici, nous rencontrons encore un être curieux : Mathias Stenger,fils de Hans et de Sinnel NN., né vers 1625 à Rosteig près de Neulautern, et mort vers 1671 à Rosteig en Alsace !

Il est par conséquent plus que probable qu’il existe un lien entre Finsterroth - Neulautern-Rosteig d’une part, et Mattstall-Rosteig-Münzthal et Soucht d’autre part. Joseph Feisthauerajoute ce qui suit : " Cette origine est d’autant plusprobable que l’on constate un extraordinaire rapport entre le dialecte souabe et celui de nos villages de verriers, qui est si différentdu dialecte des autres villages des environs. " [Joseph Feisthauer in Soucht, village du Pays de Bitche,page 5.]

Sur l’origine de la famille Walter, la chronique ne nous apporte rien. Ce Peter Walter était pour moi depuis longtemps le plus ancien verrier de ce nom dans la région. C’est un nom defamille formé à partir d’un prénom. On ne peut le relier à aucune région ou province. Monsieur Antoine Stenger de Strasbourg (auparavant à Vallerystahl) m’a signalé il y a quelques temps leregistre paroissial de Marmoutier (Maursmünster) et m’en a envoyé une copie, où l’on trouve des actes concernant des verriers issus de Wölflingertal. J’y ai trouvé attestée dès 1625 lanaissance d’un Johann Walter, fils de Valentin. Le nom de sa femme n’est donné que par Maria, de sorte que là encore aucune déduction sur l’origine n’est possible. Je n’ai ainsi pas pureconstituer de lien avec les Walter de Soucht, et Peter Walter doit être né avant 1625.
Gruss

Georg



indianna57
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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von indianna57 » Di 11. Mär 2014, 19:55

Bonsoir,

merci beaucoup pour ce document il m'a fait voyager j'ai beaucoup aimer merci encore .

:D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D

Salutation bien à vous,

Mr Rubeck Olivier,



lboz
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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von lboz » Fr 13. Jun 2014, 15:59

Francais: Bonjour, je suis nouvelle dans ce forum. Mon 4x grand-père était Jean Georges dit Chambre Walter qui a écrit la chronique citée ci-dessus. J'ai donc descendre de Peter Walter et Anna Stenger son épouse. Je travaille avec un groupe généalogie dédié aux descendants de verre cristal et décideurs, appelé Genverre, une prédominance française communique groupe. J'ai deux poupe et ascendant de cette famille.
Je me demande où les dates exactes étant cité viennent? Les documents officiels à Soucht ne démarre pas avant les années 1700. Je suis donc intéressé dans les sources de cette information.

English: Hello, I am new to this forum. My 4x Great Grandfather was Jean Georges dit Chambre Walter who wrote the chronicle quoted above. So I descend from Peter Walter and Anna Stenger his wife. I work with a genealogy group dedicated to descendants of glass and crystal makers, called Genverre, a predominantly French communicating group. I have both ascendance and descendance of this family.
I am wondering where the exact dates being quoted are coming from? The official records in Soucht do not start until the 1700s. So I am interested in the sources of this information.

Laura



G.F.
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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von G.F. » Sa 14. Jun 2014, 00:50

lboz hat geschrieben:Francais: Bonjour, je suis nouvelle dans ce forum. Mon 4x grand-père était Jean Georges dit Chambre Walter qui a écrit la chronique citée ci-dessus. J'ai donc descendre de Peter Walter et Anna Stenger son épouse. Je travaille avec un groupe généalogie dédié aux descendants de verre cristal et décideurs, appelé Genverre, une prédominance française communique groupe. J'ai deux poupe et ascendant de cette famille.
Je me demande où les dates exactes étant cité viennent? Les documents officiels à Soucht ne démarre pas avant les années 1700. Je suis donc intéressé dans les sources de cette information.

English: Hello, I am new to this forum. My 4x Great Grandfather was Jean Georges dit Chambre Walter who wrote the chronicle quoted above. So I descend from Peter Walter and Anna Stenger his wife. I work with a genealogy group dedicated to descendants of glass and crystal makers, called Genverre, a predominantly French communicating group. I have both ascendance and descendance of this family.
I am wondering where the exact dates being quoted are coming from? The official records in Soucht do not start until the 1700s. So I am interested in the sources of this information.

Laura

Hallo Laura,

hatte mich vor einiger Zeit mal mit den WALTER aus Lothringen beschäftigt und dabei die o.g. Auszüge gefunden. Weiß leider nicht mehr - wo.

Spielt aber keine Rolle, da die Daten - wie ich mittlerweile herausgefunden habe - zwar nicht so schön ausgeschmückt wie bei Deinem XXGroßvater aber dafür kompakter und noch umfangreicher zu finden sind in:

"Le Livre des Familles de SOUCHT" von Kirsch, Huth u. Schneider

Zwar beinhaltet das Buch angeblich nur die Zeit von 1719-1908. Dennoch finden sich darin die WALTER zurück bis Georges WALTER * um 1580.

Gruss
Georg



lboz
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Re: Walter à Munzthal

Beitrag von lboz » Sa 14. Jun 2014, 19:22

Thank you! Danka! Merci!



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